Ouvrir un concept store en 2026 : étapes, budget, statut et vente en ligne

Pour ouvrir un concept store en France, vous avancez en cinq phases : cadrer le concept, chiffrer le projet, sécuriser le statut, le local et la réglementation, équiper le point de vente, puis lancer l’activité. Ce guide détaille chaque phase pour un projet situé en France. Toutes les règles citées (statut, TVA, bail commercial, normes ERP, facturation électronique) sont françaises et ont été vérifiées sur des sites officiels le 30 septembre 2026.

Il traite aussi trois sujets rarement approfondis dans les guides consacrés au sujet : le choix entre achat-revente, dépôt-vente et location d’emplacements, la construction d’un budget avec vos propres chiffres plutôt qu’avec une fourchette sans source, et l’association d’une caisse et d’un site qui permet de vendre en ligne à toute heure avec un seul stock. Un diagnostic interactif en sept questions vous remet enfin une feuille de route adaptée à votre projet, avec pour chaque étape l’action à mener et le résultat attendu.

À retenir

  • Définition. Un concept store rassemble sous une même identité des produits de plusieurs univers, avec parfois un café ou des ateliers ;
  • Modèle d’approvisionnement. Le choix entre achat-revente, dépôt-vente et location d’emplacements décide de votre trésorerie de départ, de votre marge et de votre logiciel de caisse ;
  • Budget. Le montant dépend de votre surface, de votre stock et de votre loyer, c’est pourquoi ce guide donne une méthode de calcul plutôt qu’une fourchette générique ;
  • Cadre juridique. Le statut, le régime de TVA, le bail commercial, les normes ERP et les règles propres à chaque famille de produits se traitent avant la signature du bail ;
  • Caisse. Le logiciel d’encaissement d’un commerce assujetti à la TVA doit garantir l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données, et il gagne à se synchroniser avec le site dès le départ ;
  • Vente en ligne. Un catalogue et un stock uniques évitent de vendre en ligne un article déjà parti en boutique.

Comment ouvrir un concept store : la feuille de route en cinq phases

Ouvrir un concept store consiste à monter un point de vente multi-produits dont l’identité justifie à elle seule le déplacement du client. La démarche se découpe en cinq phases, dont l’ordre limite les erreurs coûteuses : un bail signé avant l’étude de marché ou un stock commandé avant le budget engagent votre trésorerie sans base solide.

Phase Décisions à prendre Où les trouver dans ce guide
1. Cadrer Promesse, cible, univers de produits, modèle d’approvisionnement Concept, modèles, créateurs et prix
2. Chiffrer Budget de départ, seuil de rentabilité, financement Budget, financement
3. Sécuriser Statut, TVA, local, bail, normes ERP, règles par famille de produits Statut, local, réglementation
4. Équiper Logiciel de caisse, matériel, site de vente en ligne Caisse, vente en ligne
5. Lancer Ouverture, fidélisation, indicateurs de pilotage Lancement

Le diagnostic ci-dessous traduit ces phases en étapes concrètes, choisies selon votre projet et classées dans l’ordre où les mener.

Diagnostic interactif : votre feuille de route personnalisée

Le diagnostic est un questionnaire de sept questions qui identifie votre profil de projet, puis affiche une feuille de route de trois à cinq étapes, les points de vigilance réglementaires qui vous concernent et les critères de caisse adaptés. Chaque étape indique l’action à mener, le résultat qui permet de la considérer comme terminée et la section du guide qui la détaille. Il s’exécute dans votre navigateur : vos réponses ne sont ni enregistrées ni transmises.

Répondre aux sept questions

Les questions couvrent le stade du projet, le modèle d’approvisionnement, les univers de produits, le canal de vente, le local, l’équipe et le financement envisagé. Un calcul facultatif, avec vos propres montants, complète le résultat.

Diagnostic interactif

Quelle feuille de route pour ouvrir votre concept store ?

Répondez à sept questions pour obtenir une feuille de route en étapes concrètes, vos points de vigilance et les critères de caisse adaptés. Vos réponses restent dans votre navigateur : rien n’est enregistré ni envoyé.

Le diagnostic se charge. S’il ne s’affiche pas, activez JavaScript dans votre navigateur puis rechargez la page.

Le résultat oriente votre lecture et ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable ou d’un avocat.

Les cinq profils types et leurs étapes

Chaque profil met en avant des étapes différentes. Le tableau présente les cinq profils que le diagnostic peut afficher, avec les étapes retenues pour un projet au stade du concept, dans l’ordre où les mener. Le diagnostic retire ensuite les étapes que votre stade d’avancement a déjà franchies.

Profil Situation type Étapes retenues, dans l’ordre
Boutique de créateurs en dépôt-vente Vous exposez les pièces de créateurs contre une commission Modèle, créateurs et prix, budget, statut, caisse
Concept store lifestyle en achat-revente Vous achetez votre stock et fixez vos prix Modèle, créateurs et prix, budget, financement, local
Concept store avec coin café Un café ou un salon de thé prolonge la boutique Budget, statut et TVA, local, réglementation, caisse
Concept store en ligne d’abord Le site précède le lieu ou remplace le local Budget, statut et TVA, caisse, vente en ligne, lancement
Boutique et site synchronisés dès le départ Vous ouvrez les deux canaux ensemble Budget, financement, caisse, vente en ligne, lancement

Qu’est-ce qu’un concept store ?

Un concept store est une boutique qui rassemble sous une même identité des produits de plusieurs univers, comme la mode, la décoration, la beauté ou l’alimentation, parfois complétés par un café, une galerie ou des ateliers. Le lieu compte autant que les produits : le client vient chercher une ambiance et une sélection.

Définition et origine

Le terme « concept store » est associé à 10 Corso Como, ouvert à Milan en 1990 par Carla Sozzani. Selon l’université Paris Dauphine-PSL, ce lieu, à la fois « galerie d’art, librairie, boutique de mode et de design », est à l’origine du terme. Sa fondatrice y mêle mode, design, art et objets rares dans un même parcours de visite.

Les quatre formes de concept store

Quatre formes se distinguent par ce que l’on y vend et par la manière dont on l’approvisionne.

  • Le concept store lifestyle. Il réunit mode, décoration, beauté et objets autour d’un art de vivre ;
  • Le concept store de créateurs. Il expose des artisans et des marques indépendantes, avec une identité locale ou régionale marquée ;
  • Le concept store avec espace de restauration. Un café ou un salon de thé prolonge la visite et ajoute des règles d’hygiène et de licence ;
  • Le concept store thématique. Il traite une famille de produits en univers complet, par exemple les plantes, la petite enfance ou le bien-être, avec produits, ateliers et conseils.

Concept store, boutique multimarque, pop-up et shop-in-shop : les différences

Ces quatre formats se ressemblent en surface, mais leur logique de location et d’approvisionnement diffère.

Format Ce qui le définit Cadre de location
Concept store Sélection multi-univers et expérience du lieu autour d’une identité Bail commercial, ou bail dérogatoire pour un test (voir la section sur le local)
Boutique multimarque Sélection de marques d’une même catégorie, par exemple la mode Bail commercial
Pop-up store Point de vente éphémère, pour tester un lieu ou une offre Bail dérogatoire de courte durée
Shop-in-shop Espace dédié à une marque, aménagé dans le point de vente d’un tiers Emplacement loué ou mis à disposition par le point de vente hôte

Construire un concept solide : positionnement, cible et étude de marché

Un concept solide tient en une promesse claire, adressée à une cible précise, dans une zone où elle trouve sa place face à la concurrence. L’étude de marché vérifie ces trois éléments avant tout engagement financier.

Formuler la promesse en une phrase

La promesse dit qui vous servez, ce que vous proposez et ce qui rend votre sélection cohérente. Une formule simple : « Nous aidons [cible] à [bénéfice] grâce à [sélection et expérience] ». Par exemple : « Nous aidons les habitants du quartier à offrir des objets fabriqués en France. » Chaque produit et chaque créateur se teste ensuite contre cette phrase : s’il ne la sert pas, il quitte la sélection.

Délimiter sa zone de chalandise avec des données publiques

La zone de chalandise est le territoire d’où proviennent vos clients. Le comparateur de territoires de l’Insee repose sur une base d’une trentaine d’indicateurs sur la population, les logements, les revenus, l’emploi et les établissements, disponibles à l’échelle de la commune, de l’intercommunalité, du département ou de la région. Comparez votre commune à celles où fonctionnent des concept stores voisins du vôtre, puis complétez par un comptage sur le terrain : passages piétons à plusieurs heures, commerces voisins, loyers observés dans la rue.

Analyser la concurrence locale et en ligne

La concurrence d’un concept store dépasse les boutiques de la rue : elle inclut les boutiques de créateurs voisines, les grandes enseignes de décoration ou de mode et les sites spécialisés. Une grille de comparaison identique pour chaque concurrent rend l’analyse lisible.

  • La sélection. Vous relevez les marques et les créateurs présents chez chaque concurrent ;
  • Les prix. Vous notez les fourchettes de prix sur quelques références comparables ;
  • Les services. Vous listez les ateliers, l’emballage cadeau, la livraison et le retrait en magasin ;
  • Les horaires et le canal en ligne. Vous vérifiez les jours d’ouverture et la présence d’un site de vente.

Tester avant d’investir

Tester consiste à vendre votre sélection à petite échelle avant de signer un bail long. Un marché de créateurs, un pop-up store ou une campagne de précommandes donnent des chiffres réels de fréquentation, de panier et de demande.

Ce qu’il faut mesurer pendant le test

  • Les visiteurs. Vous comptez les personnes qui entrent dans le lieu ou s’arrêtent au stand ;
  • Les tickets. Vous relevez le nombre de ventes et le panier moyen ;
  • Le taux de transformation. Vous divisez le nombre de tickets par le nombre de visiteurs ;
  • Les produits demandés. Vous notez les références qui manquent et celles qui ne partent pas ;
  • Les coordonnées collectées. Vous demandez un consentement explicite avant d’enregistrer une adresse e-mail.

Ouvrir un concept store en franchise

Ouvrir un concept store en franchise consiste à exploiter la marque et le savoir-faire d’un réseau, en vertu d’un contrat conclu avec le franchiseur. Selon Service-Public, le franchisé verse un droit d’entrée et des redevances périodiques, le contrat dure généralement de 5 à 10 ans et il peut comporter une clause de non-concurrence. Le franchiseur doit remettre au candidat un document d’information précontractuelle au moins 20 jours avant la signature : faites-le relire par un avocat et comparez ses chiffres avec le budget que vous aurez calculé avec la méthode de ce guide.

Les sections sur le budget, le statut, le local et la réglementation valent dans les deux cas. Celles sur la promesse, les modèles d’approvisionnement et le choix des créateurs concernent surtout un concept indépendant.

Achat-revente, dépôt-vente ou location d’emplacements : quel modèle choisir ?

Le modèle d’approvisionnement désigne la façon dont les produits arrivent en rayon et dont chaque acteur est rémunéré : vous achetez le stock (achat-revente), vous vendez pour le compte d’un créateur contre une commission (dépôt-vente), ou vous louez des emplacements à des marques. Ce choix conditionne votre trésorerie de départ, votre marge et les fonctions de votre logiciel de caisse.

L’achat-revente

En achat-revente, vous achetez les produits à leurs fabricants ou à des grossistes, vous devenez propriétaire du stock et vous fixez vos prix de vente. Votre marge se calcule pièce par pièce à partir du prix d’achat, mais vous financez le stock avant de vendre et vous supportez le risque d’invendus.

La loi encadre les délais de paiement de vos fournisseurs. Selon Service-Public, le délai est de 30 jours à compter de la réception des marchandises à défaut d’accord, et les parties peuvent convenir d’un délai plus long, plafonné à 60 jours à compter de l’émission de la facture ou à 45 jours fin de mois. Un retard de paiement expose à des pénalités et à une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros.

Le dépôt-vente de créateurs

En dépôt-vente, le créateur confie ses pièces à votre boutique, qui les vend et conserve une commission sur chaque vente. Le créateur reste en principe propriétaire de ses pièces jusqu’à la vente, ce que le contrat doit confirmer. Vous immobilisez peu de trésorerie, mais vous gérez des reversements et des relevés de ventes par créateur.

Dépôt-vente de pièces neuves ou de produits d’occasion

Bpifrance Création réserve l’activité réglementée de dépôt-vente aux produits d’occasion, qu’il s’agisse d’objets, de vêtements ou de meubles. Les revendeurs tiennent à jour un registre des objets acquis et de leurs vendeurs, puis déclarent leur activité à la préfecture. Selon cette page, seuls les produits d’occasion sont concernés, pas les articles neufs : le dépôt-vente de pièces neuves de créateurs décrit ci-dessus n’entre pas dans ce cas. Dès que votre concept store propose aussi des produits d’occasion, vérifiez ces formalités avant l’ouverture.

Ce que le contrat de dépôt-vente doit prévoir

Le contrat fixe les règles de la relation avec chaque créateur. Faites-le relire par un avocat ou un expert-comptable, en particulier pour la facturation et la TVA, qui dépendent de la qualification du contrat.

  • La durée du dépôt. Le contrat indique combien de temps les pièces restent en boutique et comment il se renouvelle ;
  • Le prix de vente. Il précise qui fixe le prix et dans quelles conditions celui-ci peut changer ;
  • La commission. Il en donne le taux et l’assiette, hors taxe ou toutes taxes comprises ;
  • Le reversement. Il fixe la fréquence, le délai et le justificatif de paiement, par exemple un relevé de ventes ;
  • Les invendus. Il prévoit le retour des pièces, la prise en charge des frais et les éventuelles remises en fin de dépôt ;
  • Les risques. Il répartit la responsabilité en cas de casse, de vol ou de perte, et désigne l’assurance qui couvre le stock en dépôt ;
  • La facturation. Il précise qui émet quel document et comment la TVA est traitée.

La fiche KerAwen dédiée aux concept stores indique que les produits se suivent par créateur pour le dépôt-vente et la consignation, chaque créateur ou artisan étant créé comme fournisseur.

Découvrir le suivi des produits par créateur en dépôt-vente avec KerAwen

La location d’emplacements

En location d’emplacements, vous louez des mètres linéaires, des étagères ou des corners à des marques ou à des créateurs, qui approvisionnent et parfois animent leur espace. Votre revenu se compose d’un loyer d’emplacement, que vous pouvez compléter par une commission, ce qui limite le stock et la trésorerie engagés.

Avant de retenir ce modèle, relisez la clause de destination et les clauses de votre bail relatives à l’occupation des lieux par des tiers, puis faites qualifier la relation avec chaque marque par un juriste.

Le modèle mixte

Un modèle mixte combine les trois approches : une sélection achetée pour les références phares, un espace créateurs en dépôt-vente et quelques emplacements loués. Il exige un logiciel de caisse capable de distinguer, pour chaque produit, son mode d’approvisionnement.

Comparer les trois modèles

Le tableau compare les modèles selon les critères qui pèsent le plus sur le budget de départ.

Critère Achat-revente Dépôt-vente Location d’emplacements
Propriété du stock Vous Le créateur jusqu’à la vente, selon le contrat La marque
Trésorerie de départ Élevée, car vous achetez le stock Faible, car le reversement suit la vente Faible, car la marque approvisionne
Rémunération Marge commerciale Commission sur chaque vente Loyer d’emplacement, parfois commission
Risque d’invendus Vous Réparti selon le contrat La marque
Suivi à prévoir Prix d’achat et marge Ventes et reversements par créateur Ventes et facturation par emplacement

Sélectionner ses créateurs et fixer ses prix

Sélectionner ses créateurs consiste à réunir des marques et des artisans dont l’offre sert votre promesse, puis à fixer des prix qui couvrent vos coûts et restent identiques en boutique et en ligne.

Où trouver des créateurs

Cinq sources permettent de constituer une première sélection.

  • Les marchés de créateurs. Vous y voyez les produits, les prix et la relation du créateur avec sa clientèle ;
  • Les salons professionnels. Ils réunissent de nombreuses marques au même endroit, avec des conditions de commande propres à chaque exposant ;
  • Les réseaux sociaux. Ils révèlent des créateurs récents dont les produits sont encore peu diffusés ;
  • Les ateliers et les écoles de proximité. Ils donnent accès à des artisans du territoire ;
  • Les grossistes et les plateformes professionnelles. Ils simplifient les commandes multi-marques, avec des minimums de commande.

Chaque candidat passe ensuite la même grille : constance de la qualité, capacité de réassort, délais de livraison, conformité des produits et cohérence avec votre promesse.

Négocier avec les créateurs

La négociation porte sur quatre points : les minimums de commande en achat-revente, l’exclusivité territoriale, les conditions de paiement et le traitement des retours. En achat-revente, les délais de paiement convenus restent dans les plafonds légaux présentés plus haut. En dépôt-vente, c’est le contrat qui fixe le délai de reversement.

Calculer ses prix : coefficient, taux de marge et taux de marque

Le taux de marque et le taux de marge mesurent une même marge avec deux bases différentes. Selon Bpifrance Création, le taux de marque est égal à la marge divisée par le prix de vente HT, tandis que le taux de marge compare la marge au prix de revient. Dans le commerce de détail, le coefficient multiplicateur relie généralement le prix de vente TTC au prix d’achat HT.

Un exemple fictif de calcul

L’exemple ci-dessous illustre la méthode et ne constitue pas une référence de marché : un vase acheté 20 € HT est vendu 60 € TTC, soit 50 € HT avec une TVA à 20 %.

Élément Calcul Résultat
Prix de vente HT 60 divisé par 1,20 50 €
Marge 50 moins 20 30 €
Taux de marque 30 divisé par 50 60 %
Taux de marge 30 divisé par 20 150 %
Coefficient multiplicateur 60 divisé par 20 3

Le même vase en dépôt-vente, avec une commission fictive de 40 % sur le prix HT, laisse 20 € à la boutique et 30 € HT au créateur, sans immobiliser de stock. Les taux réels se négocient avec chaque créateur.

Aligner les prix de la boutique et du site

Un même produit affiche le même prix TTC en boutique et en ligne, sauf offre annoncée. Selon la DGCCRF, toute annonce de réduction de prix doit prendre pour référence le prix le plus bas pratiqué à l’égard de tous les consommateurs au cours des trente jours précédents. Gérer les prix depuis un catalogue unique évite les écarts entre les deux canaux.

Quel budget prévoir pour ouvrir un concept store ?

Le budget pour ouvrir un concept store additionne trois blocs : les investissements de départ, le stock initial avec une trésorerie de sécurité, et les charges fixes des premiers mois. Le montant total varie avec la surface, la ville, le niveau d’aménagement et le modèle d’approvisionnement.

Les fourchettes publiées en ligne diffèrent fortement d’un guide à l’autre et n’indiquent généralement pas leur source. Ce guide propose donc une méthode : vous listez chaque poste, vous le chiffrez avec des devis et des données locales, puis vous vérifiez que le total reste compatible avec votre seuil de rentabilité.

Bloc 1 : les investissements de départ

Poste Ce qu’il recouvre Comment l’estimer
Agencement et mobilier Étagères, tables de présentation, éclairage, vitrine, cabines d’essayage pour la mode Plusieurs devis d’un agenceur ou d’un menuisier
Travaux et mise en conformité Peinture, électricité, accessibilité, sécurité incendie Diagnostic du local, devis d’artisans, échange avec la mairie
Enseigne et signalétique Enseigne, adhésifs de vitrine, panneaux Devis d’un enseigniste
Équipement d’encaissement Tablette ou ordinateur, imprimante de tickets, tiroir-caisse, lecteur de codes-barres, terminal de paiement (matériel de caisse KerAwen) Devis du matériel et abonnement du logiciel de caisse
Site de vente en ligne Création ou paramétrage, photos des produits, référencement Devis d’un prestataire ou temps de travail interne
Formalités et frais juridiques Immatriculation, statuts, honoraires de conseil Devis de l’expert-comptable ou de l’avocat
Local Dépôt de garantie, honoraires d’agence et droit d’entrée éventuels Projet de bail (voir la section sur le local)

Bloc 2 : le stock initial et la trésorerie de sécurité

Le stock initial correspond à la valeur d’achat des produits nécessaires pour ouvrir avec un rayon crédible. Il dépend de votre modèle : il reste faible en dépôt-vente et pèse lourd dans le budget en achat-revente. La trésorerie de sécurité couvre vos charges fixes tant que les ventes n’atteignent pas le seuil de rentabilité, que vous calculez plus bas.

Bloc 3 : les charges fixes mensuelles

  • Le loyer et les charges locatives. Ils figurent dans le bail ;
  • Les salaires et les cotisations. Ils incluent votre propre rémunération ;
  • Les assurances. Elles couvrent le local, le stock et la responsabilité civile ;
  • Les abonnements. Ils comprennent le logiciel de caisse, le site, la banque, l’énergie et les télécommunications ;
  • L’expert-comptable. Ses honoraires dépendent du forfait choisi ;
  • La communication. Elle regroupe les réseaux sociaux, la newsletter et les animations.

Calculer son seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité est le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise couvre l’ensemble de ses charges. Selon Bpifrance Création, il se calcule ainsi : charges fixes divisées par le taux de marge sur coûts variables. Le point mort indique à quel moment de l’exercice ce niveau est atteint.

Voici un exemple fictif : des charges fixes de 6 000 € par mois et un taux de marge sur coûts variables de 50 % donnent un seuil de rentabilité de 12 000 € HT par mois (6 000 divisé par 0,5). Avec un panier moyen fictif de 40 € HT, la boutique doit enregistrer 300 tickets par mois, soit environ 12 tickets par jour sur 26 jours d’ouverture. Ces chiffres n’ont qu’une valeur d’illustration : remplacez-les par les vôtres, par exemple avec le calcul facultatif du diagnostic.

Trois leviers pour réduire le budget de départ

  • Le dépôt-vente. Il limite le stock à financer, car la boutique ne reverse le prix des pièces qu’après leur vente ;
  • Le loyer payé chaque mois. La loi du 26 mai 2026 permet au locataire de demander le paiement mensuel de son loyer, sous conditions détaillées dans la section sur le local ;
  • Le test en pop-up. Il valide la demande avant l’engagement d’un bail de longue durée.

Comment financer l’ouverture d’un concept store ?

Financer l’ouverture consiste à combiner un apport personnel, un prêt bancaire et, selon votre situation, un prêt d’honneur, des aides publiques ou du financement participatif. Chaque source couvre une partie du budget calculé plus haut.

L’apport personnel et le prêt bancaire

Le prêt bancaire peut financer les investissements matériels et une partie de la trésorerie. La banque évalue la cohérence du prévisionnel, la part d’apport personnel et la capacité de remboursement.

Les prêts d’honneur et les réseaux d’accompagnement

Un prêt d’honneur est un prêt accordé à la personne du créateur, et non à l’entreprise, à taux zéro et sans garantie. Selon Bpifrance Création, Initiative France accorde des prêts de 3 000 à 50 000 euros, pour une moyenne de 10 000 euros, et les banques financent en moyenne 9,5 euros supplémentaires pour chaque euro de prêt d’honneur. Réseau Entreprendre accorde aussi ce type de prêt. Ces réseaux examinent les dossiers en comité d’agrément, composé de chefs d’entreprise et de professionnels.

Les aides publiques

Le portail Aides-entreprises.fr recense les aides publiques financières auxquelles une entreprise peut prétendre. Pour les micro-entreprises, l’Acre, l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise, a changé de règles : selon Service-Public, l’exonération de cotisations sociales passe de 50 à 25 % à partir du 1er juillet 2026, et la demande doit être faite au plus tard le 60e jour suivant le début d’activité. Les règles varient selon la forme juridique et la date de création : consultez cette page avant de compter sur cette aide.

Le financement participatif et les précommandes

Le financement participatif permet de collecter des fonds sur internet grâce à une plateforme. Selon Service-Public, il prend trois formes : le don, avec ou sans contreparties, le prêt et la souscription de titres. Une campagne avec contreparties matérielles joue le rôle d’une précommande et mesure l’intérêt du public avant l’ouverture. Choisissez une plateforme réglementée : Service-Public rappelle que les plateformes doivent être immatriculées, et agréées comme prestataires de services de financement participatif pour les prêts avec intérêts et les titres.

Le dossier que le banquier attend

  • Le concept. Vous présentez la promesse, la cible et le modèle d’approvisionnement ;
  • L’étude de marché. Vous appuyez la zone de chalandise sur des données publiques ;
  • Le prévisionnel. Vous détaillez le chiffre d’affaires, les marges, les charges et le seuil de rentabilité ;
  • Le plan de financement. Vous listez les besoins et les ressources : apport, prêts, aides ;
  • Les pièces justificatives. Vous joignez les devis, le projet de bail et les statuts.

Quel statut juridique et quel régime de TVA choisir ?

Le statut juridique fixe la responsabilité du créateur, son régime social et son régime fiscal ; le régime de TVA détermine si vous facturez la TVA à vos clients et si vous la récupérez sur vos achats. Ces deux choix s’appuient sur le chiffre d’affaires prévu et sur le nombre de porteurs du projet.

Entreprise individuelle et micro-entreprise

Selon Service-Public, l’entrepreneur individuel dispose d’un patrimoine professionnel automatiquement séparé de son patrimoine personnel et relève du régime des travailleurs indépendants. La micro-entreprise reste une entreprise individuelle, avec un régime social et fiscal simplifié qui repose sur le chiffre d’affaires. Pour les revenus perçus en 2026, le plafond de chiffre d’affaires de la micro-entreprise est de 203 100 euros hors taxe pour la vente de marchandises.

D’autres seuils existent pour les prestations de services. Une activité mixte ou un dépôt-vente peut relever de plusieurs seuils : demandez à un expert-comptable comment vos ventes et vos commissions seront qualifiées.

EURL, SARL, SASU et SAS : le comparatif

Les sociétés limitent la responsabilité des associés au montant de leurs apports. Le tableau reprend le comparatif de Bpifrance Création.

Forme Associés Dirigeant et régime social Impôt par défaut
EURL 1 associé Gérant associé unique : travailleur indépendant ; gérant tiers : assimilé salarié Impôt sur le revenu, option pour l’impôt sur les sociétés
SARL De 2 à 100 associés Gérant majoritaire : travailleur indépendant ; gérant minoritaire ou égalitaire : assimilé salarié Impôt sur les sociétés, option pour l’impôt sur le revenu sous conditions
SASU 1 associé Président assimilé salarié Impôt sur les sociétés, option pour l’impôt sur le revenu pour les sociétés de moins de 5 ans
SAS 2 associés au minimum Président assimilé salarié Impôt sur les sociétés, option pour l’impôt sur le revenu pour les sociétés de moins de 5 ans

Le capital social est librement fixé dans ces quatre formes. La responsabilité limitée aux apports ne couvre pas les cautions personnelles que vous signez auprès d’une banque ou d’un bailleur.

Le choix dépend de trois questions : combien de porteurs le projet compte, s’il faut accueillir des investisseurs et quelle protection sociale vous souhaitez. Un expert-comptable ou un avocat valide la décision en fonction de votre situation.

Franchise en base de TVA ou régime réel ?

La franchise en base de TVA dispense de facturer la TVA. Selon Service-Public, le seuil de base est de 85 000 euros en 2026 pour la vente de marchandises, avec un seuil majoré de 93 500 euros. Une entreprise en franchise facture hors taxe avec la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » et ne récupère pas la TVA sur ses achats professionnels. Ce point pèse sur le budget : sous franchise, la TVA payée sur l’agencement et le stock ne se déduit pas.

Les taux de TVA à paramétrer dans la caisse

Un concept store applique plusieurs taux de TVA selon les produits. Selon economie.gouv.fr, le taux normal de 20 % s’applique à la plupart des ventes de biens.

Taux Exemples cités par economie.gouv.fr
20 % Vêtements, bijoux, jouets, fleurs, plantes, boissons alcooliques
10 % Restauration sur place
5,5 % Denrées alimentaires, livres sur tout support

Pour l’alimentaire, le taux dépend aussi du mode de vente : la fiche Service-Public sur les produits alimentaires distingue les produits vendus pour une consommation différée et ceux destinés à une consommation immédiate. Chaque produit se saisit dans la caisse avec son taux, ce qui évite les erreurs de ticket et de déclaration.

Trouver le local : emplacement, bail commercial et conformité ERP

Le local d’un concept store est un établissement recevant du public (ERP), en principe loué par un bail commercial. Son emplacement détermine votre fréquentation, son bail votre marge de manœuvre sur plusieurs années, et sa conformité votre droit d’ouvrir.

Choisir l’emplacement

Trois critères guident le choix : la fréquentation de la rue, la cohérence avec votre cible et le loyer rapporté à votre chiffre d’affaires prévisionnel. Comptez les passants à plusieurs heures et plusieurs jours, observez le voisinage (commerces complémentaires, cafés, lieux culturels), puis comparez le loyer annuel à votre seuil de rentabilité.

Le bail commercial : ce qu’il faut vérifier

Le statut des baux commerciaux protège le locataire : selon Service-Public, il ouvre notamment un droit au renouvellement du bail au bout de neuf ans et la révision du loyer tous les trois ans ou selon une clause d’échelle mobile. Quatre points méritent une lecture attentive avant la signature.

  • La clause de destination. Elle définit les activités que vous pouvez exercer dans le local, et elle s’impose pendant toute la durée du bail. Elle doit couvrir toutes les activités prévues : vente de produits variés, coin café, ateliers, événements, retrait de commandes en ligne ;
  • Le loyer et sa révision. Le loyer se fixe à la signature, puis se révise selon les règles du bail, ce qui pèse sur votre seuil de rentabilité ;
  • La durée et la résiliation. Selon Service-Public, le locataire peut en principe résilier à l’expiration de chaque période de trois ans, avec un congé donné au moins six mois avant, par commissaire de justice ou par lettre recommandée avec avis de réception ;
  • Les annexes. Le bailleur doit annexer notamment l’état des lieux, l’inventaire des charges, la liste des travaux et le diagnostic de performance énergétique.

Ce que change la loi du 26 mai 2026

Selon Service-Public, la loi du 26 mai 2026 modifie trois règles qui touchent directement la trésorerie d’un commerçant qui s’installe.

  • Le loyer mensuel. Le locataire peut demander le paiement mensuel de son loyer, à condition que le local serve au commerce ou à des prestations de services commerciales ou artisanales et qu’il n’ait pas d’arriérés de loyer ni de charges ;
  • Le dépôt de garantie. Il est plafonné à un trimestre de loyer, autres garanties comprises, pour les baux conclus ou renouvelés ;
  • L’indexation. Une clause dite « tunnel », qui encadre à la hausse et à la baisse la variation annuelle de l’indice, peut figurer dans les baux conclus ou renouvelés à partir du 28 mai 2026.

Chaque mesure a sa propre date d’entrée en vigueur : vérifiez-la sur la page de Service-Public, et faites relire le projet de bail par un avocat avant de le signer.

Le bail dérogatoire pour tester un lieu

Le bail dérogatoire, ou bail de courte durée, loue un local commercial pour une durée totale de trois ans au plus, baux successifs compris. Selon la fiche Service-Public sur le bail dérogatoire, il convient aux magasins éphémères et aux tests de nouvelles activités. Il doit être établi par écrit et exprimer la volonté d’écarter le statut des baux commerciaux. Il prend fin à la date prévue sans congé et sans indemnité d’éviction. Si le locataire reste dans les lieux et que le bailleur ne demande pas son départ dans un délai d’un mois, un bail commercial s’établit automatiquement.

L’accessibilité et la sécurité incendie

Un établissement recevant du public est un local où des personnes extérieures sont admises. Selon Service-Public, les ERP se répartissent en cinq catégories et en types selon leur activité : le type M regroupe les magasins et le type N les restaurants et les bars.

  • L’accessibilité. Tous les ERP doivent tenir à disposition du public un registre public d’accessibilité, selon la fiche Service-Public sur l’accessibilité ;
  • La sécurité incendie. Un ERP de cinquième catégorie dispose au minimum d’un extincteur portatif pour 300 m² et d’un par niveau, d’un registre de sécurité et de personnel formé, et il fait l’objet de vérifications périodiques, selon la fiche Service-Public sur la sécurité incendie ;
  • L’autorisation d’ouverture. Elle est nécessaire après des travaux ou après une fermeture de plus de dix mois, et sa demande se dépose en mairie plus d’un mois avant l’ouverture, avec l’avis d’une commission de sécurité, selon la fiche Service-Public sur l’autorisation d’ouverture.

Si votre concept store comprend un coin café, faites confirmer le classement de l’établissement par la mairie avant d’engager les travaux.

Réglementation : ce qu’un concept store multi-produits doit respecter

Un concept store multi-produits doit respecter les règles générales du commerce de détail et celles de chaque famille de produits qu’il vend. Plus l’assortiment est large, plus la liste des points de vigilance s’allonge.

Faut-il un diplôme pour ouvrir un concept store ?

Non, aucun diplôme spécifique n’est requis pour ouvrir un commerce de détail non alimentaire, selon Bpifrance Création. Certaines activités gardent des conditions : la page cite notamment les bijoutiers, les antiquaires-brocanteurs, les débitants de tabac et les dépôts-vente, dont le cas des produits d’occasion est détaillé dans la section sur les modèles d’approvisionnement. Une autorisation d’exploitation commerciale s’impose notamment pour la création d’un commerce de détail de plus de 1 000 m² de surface de vente. Les règles propres à chaque famille de produits, au coin café et à l’alcool figurent dans les sections suivantes.

Les règles selon la famille de produits

Le tableau reprend ce que disent les sites officiels pour les familles de produits les plus fréquentes dans un concept store. Il ne remplace pas la lecture des textes pour votre cas précis.

Famille de produits Points de vigilance Source
Alimentaire Déclaration auprès de la DDPP ou de la DDETSPP avant l’ouverture pour les denrées d’origine animale (Cerfa 13984*06), respect du Paquet Hygiène, affichage des prix et des allergènes, balances vérifiées tous les deux ans Bpifrance Création
Cosmétiques Le distributeur déclare à l’Anses les effets indésirables constatés ; la notification, l’étiquetage et la sécurité du produit incombent à la personne responsable, fabricant ou importateur DGCCRF
Textile et vêtements Étiquette de composition en fibres obligatoire, lisible et rédigée en français ; entretien et origine facultatifs DGCCRF
Bijoux en métaux précieux Déclaration d’existence auprès du bureau de garantie, livre de police, poinçon de maître et poinçon de garantie Douane
Jouets Marquage CE obligatoire, âge minimal recommandé et avertissements, dont la mention pour les moins de 36 mois quand le jouet présente un danger DGCCRF
Boissons alcooliques Licence adaptée, avec la petite licence à emporter pour la vente à emporter dans un commerce, déclaration en mairie ; vente à emporter entre 22 h et 8 h soumise à un permis spécifique Service-Public, licences et Service-Public, vente de nuit

Pour chaque famille, demandez au créateur ou au fournisseur les justificatifs de conformité de ses produits avant la mise en rayon. Cette bonne pratique s’applique aussi quand la règle pèse d’abord sur le fabricant.

Le coin café ou le salon de thé

Un coin café ajoute à votre commerce des règles d’hygiène, de formation et de licence. La fiche Bpifrance Création sur le salon de thé indique qu’au moins une personne de l’établissement doit avoir suivi une formation à l’hygiène alimentaire de 14 heures, conforme à l’arrêté du 12 février 2024, sous réserve des dispenses prévues par les textes. Depuis 2011, la vente de boissons sans alcool ne demande plus de licence, tandis que servir de l’alcool sur place exige une licence de débit de boissons à consommer sur place, une licence restaurant ou une petite licence restaurant. La restauration sur place relève du taux de TVA de 10 %.

L’information du consommateur en boutique

  • L’affichage des prix. Selon economie.gouv.fr, les prix s’expriment en euros toutes taxes comprises, sur le produit, à côté de lui ou en vitrine, de façon visible et lisible ;
  • Les garanties légales. Selon la DGCCRF, les biens neufs bénéficient d’une présomption d’antériorité des défauts de conformité pendant deux ans, et le vendeur professionnel doit informer le consommateur de l’existence des garanties légales ;
  • La médiation. Selon economie.gouv.fr, tout professionnel doit permettre au consommateur d’accéder à un médiateur de la consommation et lui communiquer ses coordonnées, notamment sur son site internet et dans ses conditions générales de vente.

Les assurances

Selon economie.gouv.fr, souscrire une assurance professionnelle n’est pas toujours obligatoire, même si la page la recommande vivement, et l’obligation dépend de l’activité : vérifiez si la vôtre est réglementée. Pour un concept store, demandez à un assureur ou à un courtier un contrat qui couvre le local, le stock, y compris celui déposé par les créateurs, la responsabilité civile et les pertes d’exploitation. Le bail peut aussi exiger certaines garanties : relisez-le avant de choisir.

Facturation électronique : ce qui change pour un commerce

La facturation électronique est la réforme qui impose progressivement aux entreprises de recevoir, puis d’émettre leurs factures entre professionnels au format électronique, et de transmettre certaines données à l’administration.

Selon impots.gouv.fr, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026, et les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent aussi les émettre et transmettre leurs données. L’obligation d’émettre et de transmettre s’étend aux PME et aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027.

Pour une vente à un particulier, economie.gouv.fr indique que le fournisseur envoie sa facture par le canal habituel et transmet ses données de paiement ou de transaction à sa plateforme agréée : c’est l’e-reporting. Un concept store est donc concerné dès son ouverture par la réception des factures de ses fournisseurs, puis, à partir de septembre 2027 et s’il relève des PME ou des micro-entreprises, par l’émission et l’e-reporting. La réception passe par une plateforme agréée, choisie avec votre expert-comptable.

KerAwen gère l’émission des factures électroniques, avec l’e-invoicing et l’e-reporting. L’e-reporting des transactions est inclus gratuitement, et l’e-reporting des paiements est proposé en module optionnel payant. La réception des factures fournisseurs reste à organiser avec une plateforme agréée.

Découvrir la facturation électronique avec KerAwen

Choisir son logiciel de caisse pour un concept store

Un logiciel de caisse pour concept store est un logiciel d’encaissement qui gère aussi un catalogue multi-univers, des stocks par emplacement, le suivi des créateurs en dépôt-vente et, si vous en avez un, la synchronisation avec votre site de vente en ligne. Son choix dépasse celui d’un simple équipement : il détermine votre conformité, la fiabilité de vos stocks et votre capacité à vendre en ligne sans double saisie.

Pourquoi la caisse conditionne tout le reste

La caisse est le point où se rejoignent les ventes, les stocks, la TVA, la fidélité et la comptabilité. Une caisse isolée oblige à saisir deux fois chaque produit quand vous ouvrez un site, à mettre le stock à jour à la main et à reconstituer les ventes par créateur dans un tableur. Une caisse reliée au site partage un seul catalogue et un seul stock entre la boutique et la vente en ligne.

Ce que la loi exige d’un logiciel de caisse en 2026

L’obligation de logiciel de caisse sécurisé concerne les assujettis à la TVA qui vendent à des particuliers et utilisent un logiciel ou un système de caisse. Selon impots.gouv.fr, ces règles ne créent pas d’obligation de s’équiper d’une caisse, mais le logiciel utilisé doit être conforme. Elles ne s’appliquent pas aux entreprises en franchise en base de TVA ni à celles qui vendent exclusivement à des professionnels.

Le logiciel doit garantir quatre conditions, rappelle economie.gouv.fr : l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données d’encaissement. La conformité se justifie de deux façons, selon le BOFiP : par un certificat délivré par un organisme accrédité, ou par une attestation individuelle délivrée par l’éditeur. La loi de finances pour 2025 avait supprimé la seconde possibilité (article 43), et la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 125) l’a rétablie à compter du 21 février 2026. La certification NF 525 fait partie des certificats délivrés par des organismes accrédités.

L’éditeur doit vous remettre le certificat ou l’attestation : réclamez-le s’il ne vous a pas été fourni.

Les critères pour comparer les logiciels de caisse

Comparer des logiciels de caisse pour un concept store revient à vérifier neuf critères, chacun associé à une question à poser à l’éditeur.

Critère Pourquoi il compte pour un concept store Question à poser
Créateurs en dépôt-vente Les reversements dépendent des ventes de chaque créateur Comment le logiciel suit-il les produits en dépôt et les ventes de chaque créateur ?
Catalogue et déclinaisons Un même produit existe en plusieurs tailles, couleurs ou formats Le catalogue gère-t-il les déclinaisons, les packs et les prix au poids ou au volume ?
TVA multi-taux Un concept store vend des produits à 5,5 %, 10 % et 20 % Le taux se règle-t-il produit par produit ?
Stocks et emplacements La boutique, la réserve et l’atelier ont chacun leur stock Le logiciel gère-t-il plusieurs emplacements, des transferts et des alertes de seuil ?
Synchronisation avec le site La vente en ligne repose sur un stock fiable La liaison avec le site est-elle native ou passe-t-elle par un connecteur, et à quelle fréquence le stock se met-il à jour ?
Fidélité et cartes cadeaux Les clients achètent en boutique et en ligne Les points et les cartes cadeaux fonctionnent-ils dans les deux canaux ?
Matériel Le matériel pèse dans le budget de départ Quels appareils, imprimantes, tiroirs-caisses et terminaux de paiement sont compatibles ?
Facturation électronique Les obligations s’étalent de 2026 à 2027 Le logiciel émet-il les factures électroniques et transmet-il les données d’e-reporting ? Comment se règle la réception ?
Conformité et essai La conformité se justifie par un certificat ou une attestation L’éditeur fournit-il son certificat ou son attestation, et propose-t-il un essai gratuit ?

KerAwen pour un concept store

KerAwen en une phrase. KerAwen est un logiciel de caisse et de gestion 100 % cloud, certifié NF525, qui synchronise nativement la boutique physique et le site PrestaShop autour d’un catalogue et d’un stock uniques.

La page logiciel de caisse pour concept store détaille les fonctions ci-dessous, que vous pouvez confronter aux neuf critères du tableau.

Ce que KerAwen apporte à un concept store

  • Un catalogue unique. Les produits, leurs déclinaisons et leurs packs se gèrent dans un catalogue unique commun à tous les canaux ;
  • Le dépôt-vente. Chaque créateur ou artisan se crée comme fournisseur, et les produits se suivent par créateur pour le dépôt-vente et la consignation ;
  • Les stocks. Ils se suivent en temps réel, avec des alertes et plusieurs emplacements, et se pilotent avec les commandes fournisseurs et l’inventaire ;
  • Le site PrestaShop. La connexion à la boutique en ligne passe par le module PrestaShop de KerAwen, sans double saisie ;
  • La fidélité et les cartes cadeaux. La fidélité client convertit les points gagnés en boutique ou en ligne en bon d’achat utilisable dans les deux canaux, et les cartes cadeaux, physiques ou virtuelles, se dépensent en boutique comme en ligne ;
  • Le matériel. La caisse fonctionne sur iPad, tablette Android ou Windows, PC ou Mac, avec imprimante de tickets, tiroir-caisse, lecteur de codes-barres et terminal de paiement ;
  • Le multi-magasins. Les stocks propres à chaque magasin, les transferts et les statistiques par magasin se gèrent dans le même outil, avec la caisse multi-magasins ;
  • La comptabilité et la facturation électronique. Les données s’exportent au format FEC, et KerAwen gère l’émission des factures électroniques.

Un exemple concret : la boutique Blou

Blou est un concept store de décoration et de mobilier fondé en 2010, qui compte trois magasins à Paris et un site PrestaShop. Son fondateur explique dans ce témoignage que l’essentiel était de gérer les produits et les stocks « en temps réel, sur le site et dans les trois magasins ». Au moment du témoignage, Blou utilisait KerAwen depuis quatre ans et jugeait que la caisse « joue parfaitement son rôle ».

Un essai de 15 jours, sans carte bancaire requise, permet de vérifier ces fonctions avec vos propres produits.

Tester KerAwen gratuitement pendant 15 jours

Paramétrer sa caisse avant l’ouverture

Paramétrer sa caisse consiste à saisir avant l’ouverture les données qui rendent chaque vente correcte : produits, TVA, créateurs, stocks et moyens de paiement.

  • Le catalogue. Vous avez saisi chaque produit avec son code-barres, ses déclinaisons et son taux de TVA ;
  • Les créateurs. Vous avez créé chaque créateur comme fournisseur, avec son mode d’approvisionnement, achat ou dépôt-vente ;
  • Les stocks. Vous avez réalisé l’inventaire de départ et défini vos seuils d’alerte ;
  • Les moyens de paiement. Vous avez paramétré les moyens acceptés, dont les cartes cadeaux ;
  • La fidélité. Vous avez fixé vos règles de points avant le premier client ;
  • Le matériel. Vous avez testé l’imprimante de tickets, le tiroir-caisse, le lecteur de codes-barres et le terminal de paiement ;
  • Les documents de conformité. Vous avez obtenu de l’éditeur son certificat ou son attestation ;
  • Les ventes d’essai. Vous avez passé plusieurs ventes, un retour et un remboursement pour vérifier les tickets et les stocks.

Ouvrir un concept store en ligne : vendre jour et nuit avec un seul stock

Ouvrir un concept store en ligne consiste à proposer votre sélection sur un site de vente accessible à toute heure, alimenté par le même catalogue et le même stock que la boutique. Le site prolonge le lieu : il vend la nuit, le dimanche et au-delà de votre zone de chalandise.

Selon la Fevad, les Français ont dépensé 196,4 milliards d’euros sur internet en 2025, dont 76,1 milliards pour les produits, et la part du e-commerce dans la vente de produits est estimée à 12 % du commerce de détail.

Trois façons de vendre en ligne

  • Le site de vente propre. Vous contrôlez l’expérience, les prix et les données clients, mais vous assumez la création du site et la recherche de trafic ;
  • Les places de marché. Elles offrent une audience existante en échange de commissions et d’une visibilité partagée avec d’autres vendeurs ;
  • Les réseaux sociaux. Ils servent de vitrine et renvoient les visiteurs vers le site ou vers la boutique.

Commencer par la boutique ou par le site ?

Si le lieu constitue votre concept, ouvrez la boutique d’abord et lancez le site lorsque le catalogue est stable. Si votre marque naît en ligne, ouvrez le site et testez le physique par un pop-up.

Sans site existant, KerAwen Cloud crée un environnement qui réunit la caisse et le back-office PrestaShop, avec un essai de 15 jours. Si vous disposez déjà d’un site PrestaShop, le module PrestaShop de KerAwen s’installe sur votre boutique en ligne.

Synchroniser catalogue, stock et clients

Synchroniser la boutique et le site consiste à faire partager le même catalogue, le même stock et les mêmes clients aux deux canaux, afin qu’une vente dans l’un se répercute aussitôt dans l’autre.

  • Le catalogue. Une fiche produit unique évite de ressaisir les déclinaisons, les prix et les visuels ;
  • Le stock. Une vente en magasin retire l’article du stock disponible en ligne, et inversement, ce qui évite de vendre deux fois une pièce unique ;
  • Les clients. Un client identifié cumule ses points de fidélité en boutique comme en ligne ;
  • Les retraits. Le retrait en boutique (click and collect) s’appuie sur ce stock partagé.

Selon KerAwen, l’intégration à PrestaShop est native, sans connecteur, et chaque vente, en magasin ou en ligne, met à jour le même stock en temps réel.

Découvrir la solution de vente en ligne synchronisée avec la caisse KerAwen

Ce que la loi demande à un e-commerçant

Un commerçant qui vend en ligne à des particuliers doit afficher ses mentions légales, présenter des conditions générales de vente et respecter les règles de rétractation, de livraison, de médiation et de protection des données. Le tableau reprend la fiche Service-Public sur le commerce en ligne.

Obligation Ce que disent les sources officielles
Mentions légales Identité de l’entreprise, numéro d’immatriculation (RCS ou Siren), coordonnées, numéro de TVA et identité de l’hébergeur, facilement accessibles
Conditions générales de vente Obligatoires pour les clients particuliers
Droit de rétractation 14 jours calendaires à compter du lendemain de la réception du bien, sauf exceptions comme les biens personnalisés ou les denrées périssables ; remboursement dans les 14 jours ; fonction de rétractation gratuite et facile d’accès
Livraison Délai précisé avant la commande ; à défaut, livraison au plus tard 30 jours après la conclusion du contrat
Médiation Information du consommateur sur la possibilité de recourir à un médiateur
Données personnelles Information sur la collecte des données, consentement pour les cookies et pour la prospection par e-mail

Logistique, retours et emballage cadeau

Le site prolonge l’expérience du lieu : soignez l’emballage, proposez le retrait en boutique et l’emballage cadeau, et décrivez clairement les conditions de retour. Chaque retour doit repasser en stock dans la caisse pour que la disponibilité affichée en ligne reste exacte.

Lancer le concept store et piloter ses premiers mois

Le lancement rassemble les actions qui précèdent, accompagnent et suivent l’ouverture. Le pilotage consiste ensuite à suivre chaque semaine quelques indicateurs simples, calculés à partir des tickets de caisse et des ventes en ligne.

Le plan de lancement en trois temps

Temps Actions
Avant l’ouverture Vous annoncez le lieu sur les réseaux sociaux et par newsletter, vous invitez les créateurs, vous prévenez la presse locale et vous formez l’équipe à la caisse
Le jour de l’ouverture Vous organisez un événement avec les créateurs, vous collectez les adresses e-mail avec consentement et vous relevez le nombre de visiteurs
Après l’ouverture Vous relancez les premiers clients, vous recueillez leurs avis et vous ajustez l’assortiment selon les ventes

Les indicateurs à suivre chaque semaine

Un indicateur de pilotage est un chiffre calculé toujours de la même façon, qui alerte avant que la trésorerie ne se dégrade.

Indicateur Formule Ce qu’il montre
Panier moyen Chiffre d’affaires HT divisé par le nombre de tickets La valeur moyenne d’une vente
Taux de transformation Nombre de tickets divisé par le nombre de visiteurs La capacité du lieu à convertir une visite en vente
Chiffre d’affaires au mètre carré Chiffre d’affaires HT divisé par la surface de vente La productivité de l’espace
Marge par univers ou par créateur Ventes HT moins coût d’achat ou reversement Les univers et les créateurs qui financent le lieu
Rotation du stock Coût d’achat des produits vendus divisé par le stock moyen La vitesse d’écoulement du stock
Part des ventes en ligne Chiffre d’affaires en ligne divisé par le chiffre d’affaires total Le poids du site dans l’activité

Une caisse qui rassemble les ventes de la boutique et du site fournit ces données sans ressaisie. KerAwen propose des tableaux de bord de ventes, de stocks et de clients, présentés avec les statistiques centralisées.

Fidéliser dès les premières semaines

La fidélisation transforme les premiers visiteurs en clients réguliers. Selon KerAwen, les points gagnés en magasin ou sur le site se convertissent automatiquement en bon d’achat, utilisable dans les deux canaux, et les cartes cadeaux, physiques ou virtuelles, fonctionnent de la même façon. Demandez le consentement du client avant tout envoi de communication commerciale par e-mail.

Découvrir le programme de fidélité omnicanal de KerAwen

Questions fréquentes sur l’ouverture d’un concept store

Qu’est-ce qu’un concept store ?

Un concept store est une boutique qui présente, sous une même identité, des produits de plusieurs univers, parfois accompagnés d’un café ou d’ateliers. Le terme est associé à 10 Corso Como, ouvert à Milan en 1990 par Carla Sozzani, selon l’université Paris Dauphine-PSL. La cohérence de la sélection compte autant que les produits eux-mêmes.

Quel budget prévoir pour ouvrir un concept store ?

Le budget additionne les investissements de départ (agencement, travaux, enseigne, matériel, dépôt de garantie), le stock initial et une trésorerie de sécurité pour les premiers mois. Il varie avec la surface, la ville et le modèle d’approvisionnement : le dépôt-vente réduit le stock à financer. Ce guide fournit la méthode de calcul, poste par poste.

Quel statut juridique choisir pour un concept store ?

Le choix dépend du nombre de porteurs de projet, de votre besoin de protection et du chiffre d’affaires prévu. L’entreprise individuelle, dont la micro-entreprise, s’adresse à un porteur seul, tandis que l’EURL, la SARL, la SASU et la SAS limitent la responsabilité aux apports. Un expert-comptable valide le choix selon votre situation.

Comment fonctionne le dépôt-vente dans un concept store ?

Le créateur confie ses pièces à la boutique, qui les vend et conserve une commission ; le créateur reste en principe propriétaire jusqu’à la vente. Le contrat fixe le prix, la commission, le délai de reversement et le sort des invendus. KerAwen permet de suivre les produits par créateur, chaque créateur étant créé comme fournisseur.

Quelle marge appliquer dans un concept store ?

La marge dépend de vos coûts, de votre positionnement et de votre modèle d’approvisionnement : aucune valeur unique ne convient à tous les concept stores. Partez de votre seuil de rentabilité, puis vérifiez que votre coefficient multiplicateur couvre vos charges. Le taux de marque se calcule en divisant la marge par le prix de vente HT.

Un concept store est-il rentable ?

La rentabilité dépend du seuil de rentabilité, égal aux charges fixes divisées par le taux de marge sur coûts variables. Comparez le chiffre d’affaires nécessaire au potentiel de ventes de votre zone de chalandise avant de signer le bail. Un test en pop-up ou sur un marché de créateurs fournit des données réelles.

Faut-il un logiciel de caisse pour un concept store, et lequel choisir ?

Un commerce assujetti à la TVA qui encaisse des particuliers avec un logiciel de caisse doit utiliser un logiciel conforme, justifié par un certificat ou par une attestation de l’éditeur. Choisissez-le pour ses fonctions de dépôt-vente, de stock et de synchronisation avec le site. KerAwen est une caisse cloud certifiée NF525, reliée nativement à PrestaShop.

Comment ouvrir un concept store en ligne ?

Créez un site de vente, reliez-le à votre caisse pour partager catalogue, stock et clients, puis respectez les obligations légales : mentions légales, conditions générales de vente, rétractation de 14 jours, médiation. Avec KerAwen, la boutique et le site PrestaShop partagent la même base et le même stock, sans double saisie.

Peut-on ouvrir un concept store sans local ?

Oui, vous pouvez démarrer par un site de vente, des marchés de créateurs ou un pop-up store installé dans un local loué par bail dérogatoire, d’une durée totale de trois ans au plus. Ces formules testent la demande avant un bail commercial long. Les règles de vente en ligne s’appliquent dès la première commande.

Peut-on ouvrir un concept store en franchise ?

Oui, si un réseau propose ce format : le franchiseur vous autorise alors à exploiter sa marque et son savoir-faire, contre un droit d’entrée et des redevances périodiques, selon Service-Public. Il doit vous remettre un document d’information précontractuelle au moins 20 jours avant la signature. Faites relire le contrat par un avocat avant de vous engager.

Faut-il un diplôme pour ouvrir un concept store ?

Non, aucun diplôme spécifique n’est requis pour ouvrir un commerce de détail non alimentaire, selon Bpifrance Création. Certaines activités gardent des conditions, comme la bijouterie, la brocante, le débit de tabac et le dépôt-vente. Un coin café ou la vente d’alcool demande aussi une formation ou une licence adaptée.

Quelles autorisations faut-il pour vendre de l’alimentaire, des cosmétiques ou de l’alcool ?

Les denrées d’origine animale demandent une déclaration à la DDPP ou à la DDETSPP avant l’ouverture. L’alcool à emporter relève de la petite licence à emporter, déclarée en mairie. Les cosmétiques, les textiles, les jouets et les bijoux obéissent à des règles d’étiquetage et de conformité détaillées dans le tableau de réglementation de ce guide.

Quel code APE pour un concept store ?

La nomenclature de l’Insee ne comporte pas de code intitulé concept store : le code dépend de l’activité principale. Un magasin non spécialisé, sans prédominance alimentaire et de moins de 2 500 m², relève de la sous-classe 47.19B. Un nouveau code APE s’applique à partir du 1er janvier 2027.

Comment trouver des créateurs pour son concept store ?

Repérez-les sur les marchés de créateurs, dans les salons professionnels, sur les réseaux sociaux et auprès des ateliers locaux, puis vérifiez la constance de leur qualité, leur capacité de réassort et la conformité de leurs produits. Proposez ensuite un contrat clair, en achat-revente ou en dépôt-vente, qui précise prix, commission et paiement.

Les dix points à valider avant d’ouvrir votre concept store

Pour ouvrir un concept store dans de bonnes conditions, validez ces dix points avant la signature du bail et avant la première commande de stock.

  • La promesse. Vous avez formulé en une phrase ce que le lieu apporte, et à quelle cible ;
  • Le modèle. Vous avez choisi entre achat-revente, dépôt-vente, location d’emplacements ou modèle mixte ;
  • Le budget. Vous avez chiffré chaque poste avec des devis et calculé votre seuil de rentabilité ;
  • Le financement. Vous avez réuni apport, prêt bancaire, prêt d’honneur ou aides pour couvrir le besoin total ;
  • Le statut. Vous avez choisi votre forme juridique et votre régime de TVA avec un expert-comptable ;
  • Le local. Vous avez fait relire le bail, vérifié la clause de destination et obtenu l’avis de la mairie sur le classement en ERP ;
  • La réglementation. Vous avez identifié les règles de chaque famille de produits, du coin café et de la vente en ligne ;
  • La caisse. Vous avez retenu un logiciel conforme, relié à votre site et adapté au dépôt-vente ;
  • La facturation électronique. Vous avez choisi la plateforme agréée qui reçoit vos factures fournisseurs ;
  • Le lancement. Vous avez prévu les indicateurs à suivre dès la première semaine.

Refaites le diagnostic avec vos réponses définitives : il retire les étapes déjà franchies et ne conserve que celles qu’il vous reste à mener. Pour équiper votre point de vente d’une caisse qui prépare aussi la vente en ligne, vous pouvez tester KerAwen gratuitement pendant 15 jours.

Ce guide s’appuie sur les sources officielles citées, consultées le 30 septembre 2026. Il ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable ou d’un avocat.